Leon le Héron

21 mai 2006

16:27

Ou comment passer son temps à le regarder passer.
Grand dimanche aujourd'hui, je le sens venir !
Le truc le plus constructif de la journée va consister à me couper les ongles.
C'est navrant, d'autant plus que je n'aime pas ça.

17:10

Vous reconnaissez vos amis à ce qu'ils ne vous empêchent pas d'être seul, à ce qu'ils éclairent votre solitude sans l'interrompre.
Christian Bobin

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09 mai 2006

Le mièvre et l'infortune

Parceque ça m'énerve prodigieusement. Je vieilli sans doute. Toujours est-t-il que je ne supporte plus les mièvreries qui m'assaillent tous les jours. A croire qu'i s'agit d'une publicité pour de l'électronique water proof, tant les téléphones, la télé ou le net dégoulinent de bave.

Evidemment, sur TF1 ce n'est une surprise pour personne. Depuis des années (peut-être depuis l'origine ??) les producteurs engagent des gastéropodes blond platine pour brailler et se se trémousser dans des arènes de papier crépon et de boules clignotantes ou le premier arrivé gagne un doigt dans le cul. Oui, mais pas le doigt de n'importe qui ! Le doigt de Ben Charloooze !!! Prince de la Watt mille bowl corp et ex vomi-builder post calvète sur la 11e drive de Meuron lé bray. Excusez du peu.

Quant au niaiseries sur les ondes, on est aussi très bien servi. Mais surtout après 23 heures. Là, c'est plutôt le genre vieille peau qui veut nous faire croire qu'elle a découvert l'amour dans le noir (...) parcequ'avant elle avait toujours une statue de la vierge qui brille la nuit. Et après c'est sa nièce qui appelle et nous raconte en chouinassant que son oncle faisait réellement ça dans le noir parceque la statue, et ben elle la voyait plus ... Bon je sais, je dérape. Mais certains soirs sur Europe c'est pas loin d'être ça.

Jusque là, c'est du grand classique. Le napperon sous la télé, ça existait déjà du temps de nos grands-mères...

Non, là ou je flanche, c'est vraiment lorsque ce sont des gens que je connais qui s'enlisent dans des papouilles électroniques alors qu'ils ne se connaissent pas plus que Borg connaissait le carbone.

Ma chérie je voudrais un billet pour Meulun en seconde.

Vos papiers, mon ange adorré que j'aime...... beurk

Voilà, c'est dit

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07 mai 2006

J'adorrrrrre !

gunleft

Voici le genre de chose qui me fait aimer le www
Encore ! Encore ! Encore


x

O doulos ...

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06 mai 2006

Visite

Ca y est.
Ils sont partis.
Ce soir, j'ai eu la visite de ma soeurette et de toute sa familly.
Un vrai bonheur de les voir tous chez moi.
Cela donne un je ne sais quoi d'assurance qui ferait presque oublier les tracas de la vie.
Presque.

M'enfin, ne gâtons pas son plaisir.
Merci litoute !

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Le Héron, la Fille

            Un jour, sur ses longs pieds, allait je ne sais où,
Le Héron au long bec emmanché d'un long cou.
Il côtoyait une rivière.
L'onde était transparente ainsi qu'aux plus beaux jours ;
Ma commère la carpe y faisait mille tours
Avec le brochet son compère.
Le Héron en eût fait aisément son profit :
Tous approchaient du bord, l'oiseau n'avait qu'à prendre ;
Mais il crut mieux faire d'attendre
Qu'il eût un peu plus d'appétit.
Il vivait de régime, et mangeait à ses heures.
Après quelques moments l'appétit vint : l'oiseau
S'approchant du bord vit sur l'eau
Des Tanches qui sortaient du fond de ces demeures.
Le mets ne lui plut pas ; il s'attendait à mieux
Et montrait un goût dédaigneux
Comme le rat du bon Horace.
Moi des Tanches ? dit-il, moi Héron que je fasse
Une si pauvre chère ? Et pour qui me prend-on ?
La Tanche rebutée il trouva du goujon.
Du goujon ! c'est bien là le dîner d'un Héron !
J'ouvrirais pour si peu le bec ! aux Dieux ne plaise !
Il l'ouvrit pour bien moins : tout alla de façon
Qu'il ne vit plus aucun poisson.
La faim le prit, il fut tout heureux et tout aise
De rencontrer un limaçon.
Ne soyons pas si difficiles :
Les plus accommodants ce sont les plus habiles :
On hasarde de perdre en voulant trop gagner.
Gardez-vous de rien dédaigner ;
Surtout quand vous avez à peu près votre compte.
Bien des gens y sont pris ; ce n'est pas aux Hérons
Que je parle ; écoutez, humains, un autre conte ;
Vous verrez que chez vous j'ai puisé ces leçons.

Certaine fille un peu trop fière
Prétendait trouver un mari
Jeune, bien fait et beau, d'agréable manière.
Point froid et point jaloux ; notez ces deux points-ci.
Cette fille voulait aussi
Qu'il eût du bien, de la naissance,
De l'esprit, enfin tout. Mais qui peut tout avoir ?
Le destin se montra soigneux de la pourvoir :
Il vint des partis d'importance.
La belle les trouva trop chétifs de moitié.
Quoi moi ? quoi ces gens-là ? l'on radote, je pense.
A moi les proposer ! hélas ils font pitié.
Voyez un peu la belle espèce !
L'un n'avait en l'esprit nulle délicatesse ;
L'autre avait le nez fait de cette façon-là ;
C'était ceci, c'était cela,
C'était tout ; car les précieuses
Font dessus tous les dédaigneuses.
Après les bons partis, les médiocres gens
Vinrent se mettre sur les rangs.
Elle de se moquer. Ah vraiment je suis bonne
De leur ouvrir la porte : Ils pensent que je suis
Fort en peine de ma personne.
Grâce à Dieu, je passe les nuits
Sans chagrin, quoique en solitude.
La belle se sut gré de tous ces sentiments.
L'âge la fit déchoir : adieu tous les amants.
Un an se passe et deux avec inquiétude.
Le chagrin vient ensuite : elle sent chaque jour
Déloger quelques Ris, quelques jeux, puis l'amour ;
Puis ses traits choquer et déplaire ;
Puis cent sortes de fards. Ses soins ne purent faire
Qu'elle échappât au temps cet insigne larron :
Les ruines d'une maison
Se peuvent réparer ; que n'est cet avantage
Pour les ruines du visage !
Sa préciosité changea lors de langage.
Son miroir lui disait : Prenez vite un mari.
Je ne sais quel désir le lui disait aussi ;
Le désir peut loger chez une précieuse.
Celle-ci fit un choix qu'on n'aurait jamais cru,
Se trouvant à la fin tout aise et tout heureuse
De rencontrer un malotru.

Jean de la Fontaine

   

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05 mai 2006

Feurst

Encore une fois, il s'agit d'une rencontre.
De celles qui vous marquent tant elles sont incongrües.
Ici, c'était plutôt un héron.
Bien que je n'en sois pas sûr à l'époque. C'est venu après.
En fait, je considère les oiseaux comme juste bons à manger les insectes.
Le héron, puisque c'en est un, m'est apparu un soir, alors que je rentrais chez moi.
Il faut dire que j'ai la chance de me rendre à pieds à mon travail, et que je longe un court d'eau.
En contrebas d'une écluse, j'ai pris l'habitude d'observer les canards qui font leur vie.
C'est une distraction comme une autre et cela me permets, en tout cas, de faire le vide avant de rentrer.

Ce soir là, donc, il était là. Les canards ayant déserté le coin.
Je décidais de l'appeler Léon.

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